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Fabrice BARLESI

Fabrice BARLESI

MD, PhD

Chef du service d'oncologie multidisciplinaire et d'innovations thérapeutiques de l’APHM | Coordinateur du centre d'essais précoces en cancérologie de Marseille CLIP2 | Professeur de médecine à Aix-Marseille Université

AP-HM, AMU

En moins d'une décennie, le diagnostic et le traitement des cancers ont considérablement progressé. Comme dans beaucoup d’autres cancers, la « classification historique » histologique des cancers du poumon en sous types (épidermoïdes, adénocarcinomes, carcinomes à grandes ou petites cellules) a été bouleversée par l’avènement du profilage moléculaire. Ainsi plus d’une dizaine de formes de cancers bronchiques a été identifiée sur la base d'altérations moléculaires conduisant à des traitements bioguidés commercialisés ou en cours de développement avec une amélioration significative de la survie. Par ailleurs, en déverrouillant leur système immunitaire, les nouveaux anticorps d’immunothérapie ont permis à leur tour d’obtenir des gains de survie parfois spectaculaires dans certaines formes avancées de cancers du poumon.

Aujourd’hui beaucoup de ces médicaments sont encore en phase de développement. Le premier objectif est donc de faciliter l’accès des patients à ces nouvelles options. En réponse, nous avons créé à l’APHM deux services exclusivement dédiés au transfert précoce de ces innovations. Ainsi chaque année, plus 600 patients atteints de cancers du poumon métastatiques accèdent à ce type de traitements dont plus de 200 dans le cadre d'essais explorant de nouveaux médicaments ou de nouvelles stratégies, dont quasiment la moitié aujourd'hui basée sur des immunothérapies. Le deuxième objectif, c’est évidemment d’optimiser et d’accélérer le développement de ces innovations, notamment des immunothérapies. À ce jour, seuls environ 20% des patients répondent à ces traitements. Avec les chercheurs et les industriels nous cherchons les moyens d’identifier par avance, à l’aide de biomarqueurs, les patients répondeurs et de comprendre les mécanismes de résistance aux traitements actuels et testons de nouvelles combinaisons thérapeutiques à même de lever ces résistances.

À l’interface du laboratoire et du lit du patient, ces projets exigent beaucoup d’expertises et d’interdisciplinarité. C’est tout le sens du collectif Marseille Immunopole. MI devrait ainsi nous permettre tout à la fois d’accélérer la découverte, d’enrichir nos options thérapeutiques et de proposer plus d'options innovantes à nos patients, au travers des essais cliniques présents et à venir.

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