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Jean-Robert HARLÉ

Jean-Robert HARLÉ

MD

Chef du Service de Médecine Interne de l’Hôpital de la Timone | Professeur de Médecine Interne à Aix-Marseille Université

AMU, AP-HM

À mes yeux, la médecine interne est la plus belle des spécialités médicales puisque notre première mission est de sortir les patients de l’impasse diagnostique dans laquelle ils se trouvent : la plupart d’entre eux sont en effet souvent au prise avec une maladie rare dont les symptômes sont peu ou mal connus. Si l’activité soignante occupe la moitié de l’activité du service, nous ne traitons cependant pas tous les patients nous-mêmes et collaborons étroitement avec les spécialistes des maladies concernées, ce qui là encore, fait toute la richesse de notre discipline.

La majorité des maladies qui touchent nos patients résultent d’un dysfonctionnement de leur système immunitaire. Pour confirmer le diagnostic et parfaire le suivi de leur traitement, nous explorons en routine les multiples facettes de leur réponse immunitaire. Lorsque ces pathologies s’avèrent difficile à traiter nous devons faire en sorte que nos patients bénéficient au plus vite des dernières avancées de la recherche dans le domaine. Ainsi, depuis de nombreuses années, notre service travaille étroitement avec l’équipe d’Eric VIVIER au CIML avec lequel nous avons développé un laboratoire spécialisé dans l’exploration fonctionnelle des différentes populations de lymphocytes. Ensemble, nous avons pu parfaire nos connaissances de certaines pathologies inflammatoires auxquelles nous sommes confrontés comme la maladie associée aux IgG4, ce qui nous a permis d’améliorer son diagnostic et d’explorer de nouvelles options thérapeutiques. Le laboratoire a aussi développé des tests qui nous permettent aujourd’hui de mesurer l’activité de lymphocytes rares, notamment au cours de nos essais cliniques.

Comme l’illustre l’étendue de nos activités, les formidables avancées de la biomédecine ont définitivement aboli la frontière entre la recherche fondamentale et la clinique. C’est pourquoi, en tant qu’enseignant, je m’efforce aussi d’encourager nos étudiants à mener de front leur internat et une activité de recherche. C’est aussi la raison pour laquelle, nous et nos patients sommes résolument engagés dans Marseille Immunopôle ; des patients qui n’entendent plus être de simples « fournisseurs d’échantillons biologiques » mais des acteurs à part entière de la recherche.

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